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vendredi, 04 juillet 2008
« L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre. » (B. Vian)
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Si la hauteur des talons ne fait plus peur à Margaux, 20 ans, 1m76 au garrot, le short ne me fait plus peur à moi et mes courtes jambes nan plus.
Ou comment lancer un sujet de manière bancale.
Mais oui flûtre, tu n’es point au courant que j’étais rentrée à Bordal, et ce pour le mois de juillet. Petite pause d’un mois dans mon activité de raconteuse de processus de boisson alcoolisée pour mieux reprendre début août.
Ouais là pour un mois je vais aider des étudiants à trouver un logement dans une des 4 superbes résidences que la boîte pour laquelle je vais bosser gère. Je suis sympa hein ? Je peux en même temps, pour les horaires et le salaire que je touche.
Bon là je te parle de tout en même temps, c’est le bordel un peu quand même.
Revenons à nos opossums.
Oui donc, y’a une grande question que je me pose, c’est mieux l’hiver ou l’été les soldes ?
Hiver :
Tu te trimballes 3 t-shirts, 5 sous-pulls, 4 pull-overs, 1 écharpe en alpaga de 18 mètres, 1 bonnet de laine, 2 paires de gants, 1 manteau tellement imposant qu’on lui a donné le surnom de « l’ours », 6 paires de chaussettes et des chaussures fermées… quand soudain, oh ciel, tu passes devant ton magasin de lingerie fétiche !
Tu vises un ensemble trop craquinioutre que tu te dis que ton PGA-FF il va trop pas résister… Tu te dis qu’il faut tout de même l’essayer.
Et là, as-tu le courage de t’éplucher toutes les couches de vêtements que tu as mis un temps fou à enfiler avant de sortir braver les températures négatives ?
Eté :
En cette saison pas trop de problème niveau couches de vêtements, tu enfiles la tenue pratique de la parfaite serial shoppeuse que tu es : jean/short, t-shirt basique, ballerines/autre chaussures confortables ne nécessitant pas l’intervention d’une paire de chaussettes et de lacets. Tu fermes ta porte et sors. Et là c’est le drame, il fait 40°C à l’ombre (sans Thierry Béccaro).
Et là, as-tu le courage de marcher 20 minutes pour atteindre les rues commerçantes de centre-ville pour une séance shopping de 5h ?
Sérieusement d’où qu’on peut pas faire des soldes au printemps et en automne, genre quand t’es à peu près habillée normalement et que les températures sont supportables ?
Aujourd’hui donc tu as fait les soldes, non n’insiste pas pas de photos sans tête…
Tenue d’été enfilée, température supportable à l’ombre, un chouilla chaud au soleil, entrecoupé d’averses. Oui oui un temps de merde j’ai entendu dire au fond. C’est cela.
Ruse de sious pour éviter les gouttes, le slalom entre les gouttes étant compromis, on adopte pour la course d’un magasin voisin à l’autre. Sous le regard ahuris des autres clientes. Bah quoi, tes cheveux ils frisottent jamais avec l’humidité ? Nan mais parfois je te jure quoi !
Pause en terrasse pour un thé frappé, qui d’ailleurs a du s’en prendre plein la gueule vu le temps qu’il a fallu à la serveuse pour te l’apporter… Roh mais tu n’es pas méchante, tu avais besoin de t’hydrater, tout ce sport… et puis la part de flan pour goûter c’est un peu bourratif…ehm. Bon.
Revival 80’s selon un vendeur : « comment se porte ce magnifique t-shirt ? » - « en fait c’est un t-shirt, total années 1980, qui tient pas » -« mmmh d’accord ». Les vendeurs sont mignons, parfois il ne faut point chercher à les comprendre.
Juste acquiescer, comme quand ta chef elle te dit de pas boire du jus d’orange pendant le service mais que tu t’en fous, tu as besoin de vitamine C, attends tu te rends pas compte qu’avec tous ces visiteurs du Benelux ils me pompent toute mon énergie ?
Cinq heures plus tard…
Tes pieds crient au scandale, à la torture ; à eux se joignent les articulations de tes genoux et jambes ainsi que le bas de ton dos, solidaire dans toutes les plaintes.
Et tu as encore 20 minutes de marche. Au soleil. La pluie a cessé. Tu as chaud, tu râles les 5 premières, le reste du temps est consacré à garder à l’esprit de marcher normalement, pas comme un cow-boy, à aussi lutter contre l’envie d’hurler, d’ôter tes chaussures pas si confortables que ça tout compte fait, si t’avais su t’aurais pas venue.
Encore cinq heures plus tard…
Tu es dans ton lit, tes pieds ont pris un bain mais se plaignent encore.
Ca sent le vécu ?
* crédit image Pénélope Bagieu *
22:00 Publié dans 3615mavie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



