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samedi, 12 juillet 2008

LE tube de l'été #2

LA classe, j’ai envie de dire…

 

jeudi, 10 juillet 2008

LE tube de l'été... #1


... selon la blonde... et moi maintenant ...


Ma main sur ton p'tit cul...

mercredi, 09 juillet 2008

Guess what? I'm a star!!


Découvrez Ella Fitzgerald!

 

Oui alors euh, bon j'exagère un peu, mais je suis trop hyper fière!

Non je n'ai pas été élue Miss cornichons (hein Ma) (ah non j'ai oublié Ma boycotte mon blog jusqu'à ce que je publie des photos de Palace... Patience Iago, patience! j'ai envie de te dire!), mais en fait je lis tous les jours grâce à mon amie C. un blog anglais qui parle de mode, que je trouve beaucoup moins prise de tête que certains blog mode français.

Ce blog peut-être le connais-tu déjà, c'est Coco's Tea Party. Et quand il y a quelques jours elle a lancé un appel aux chaussures de ses lectrices, moi ni une ni deux je lui ai envoyé mon dernier achat chaussuresque, mes tropéziennes dorées. Vraiment pour lui montrer, pour avoir son avis. Elle m'a tout de suite répondu en me disant que c'était obligé qu'elle les montre dans son "shoe tribute" et que j'avais "such a great style".
Alors là moi souffle coupé j'ai balbutié un "thank you very much" et rougis.

Bon voilà tu connais l'histoire, aujourd'hui publication de son "shoe tribute", partie lectrices que vois-je en preum's?

Moi!!
Oui bon moi qui fait la conne devant l'objectif, mais il se trouve que je portais les tropéziennes (et accessoirement mes achats de soldes, juste le t-shirt et le short, le reste c'est une veste CDC de y'a 3 ans et une pochette vintage de ma mémé) (oh my, on dirait un blog de modasse!!).

Bon voilà, c'était juste pour faire ma crâneuse, just showing off quoi.

Nan mais c'est vrai quoi, ça rassure quand même.



Quoi le style ne fait pas tout? Mais attends tu te rends pas compte de la personnalité exceptionnelle qui se cache derrière cette attitude désinvolte!
Oui ça veut aussi dire que je fais la couillonne souvent. Très souvent. MAIS PAS QUE!



tropéziennes2.jpg

vendredi, 04 juillet 2008

« L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre. » (B. Vian)

shopping1.jpg











Si la hauteur des talons ne fait plus peur à Margaux, 20 ans, 1m76 au garrot, le short ne me fait plus peur à moi et mes courtes jambes nan plus.
Ou comment lancer un sujet de manière bancale.

Mais oui flûtre, tu n’es point au courant que j’étais rentrée à Bordal, et ce pour le mois de juillet. Petite pause d’un mois dans mon activité de raconteuse de processus de boisson alcoolisée pour mieux reprendre début août.
Ouais là pour un mois je vais aider des étudiants à trouver un logement dans une des 4 superbes résidences que la boîte pour laquelle je vais bosser gère. Je suis sympa hein ? Je peux en même temps, pour les horaires et le salaire que je touche.
Bon là je te parle de tout en même temps, c’est le bordel un peu quand même.

Revenons à nos opossums.

Oui donc, y’a une grande question que je me pose, c’est mieux l’hiver ou l’été les soldes ?

Hiver :

Tu te trimballes 3 t-shirts, 5 sous-pulls, 4 pull-overs, 1 écharpe en alpaga de 18 mètres, 1 bonnet de laine, 2 paires de gants, 1 manteau tellement imposant qu’on lui a donné le surnom de « l’ours », 6 paires de chaussettes et des chaussures fermées… quand soudain, oh ciel, tu passes devant ton magasin de lingerie fétiche !
Tu vises un ensemble trop craquinioutre que tu te dis que ton PGA-FF il va trop pas résister… Tu te dis qu’il faut tout de même l’essayer.

Et là, as-tu le courage de t’éplucher toutes les couches de vêtements que tu as mis un temps fou à enfiler avant de sortir braver les températures négatives ?



Eté :

En cette saison pas trop de problème niveau couches de vêtements, tu enfiles la tenue pratique de la parfaite serial shoppeuse que tu es : jean/short, t-shirt basique, ballerines/autre chaussures confortables ne nécessitant pas l’intervention d’une paire de chaussettes et de lacets. Tu fermes ta porte et sors. Et là c’est le drame, il fait 40°C à l’ombre (sans Thierry Béccaro).

Et là, as-tu le courage de marcher 20 minutes pour atteindre les rues commerçantes de centre-ville pour une séance shopping de 5h ?

Sérieusement d’où qu’on peut pas faire des soldes au printemps et en automne, genre quand t’es à peu près habillée normalement et que les températures sont supportables ?

 


Aujourd’hui donc tu as fait les soldes, non n’insiste pas pas de photos sans tête…

Tenue d’été enfilée, température supportable à l’ombre, un chouilla chaud au soleil, entrecoupé d’averses. Oui oui un temps de merde j’ai entendu dire au fond. C’est cela.
Ruse de sious pour éviter les gouttes, le slalom entre les gouttes étant compromis, on adopte pour la course d’un magasin voisin à l’autre. Sous le regard ahuris des autres clientes. Bah quoi, tes cheveux ils frisottent jamais avec l’humidité ? Nan mais parfois je te jure quoi !

Pause en terrasse pour un thé frappé, qui d’ailleurs a du s’en prendre plein la gueule vu le temps qu’il a fallu à la serveuse pour te l’apporter… Roh mais tu n’es pas méchante, tu avais besoin de t’hydrater, tout ce sport… et puis la part de flan pour goûter c’est un peu bourratif…ehm. Bon.

Revival 80’s selon un vendeur : « comment se porte ce magnifique t-shirt ? » - « en fait c’est un t-shirt, total années 1980, qui tient pas » -« mmmh d’accord ». Les vendeurs sont mignons, parfois il ne faut point chercher à les comprendre.
Juste acquiescer, comme quand ta chef elle te dit de pas boire du jus d’orange pendant le service mais que tu t’en fous, tu as besoin de vitamine C, attends tu te rends pas compte qu’avec tous ces visiteurs du Benelux ils me pompent toute mon énergie ?

Cinq heures plus tard…

Tes pieds crient au scandale, à la torture ; à eux se joignent les articulations de tes genoux et jambes ainsi que le bas de ton dos, solidaire dans toutes les plaintes.

Et tu as encore 20 minutes de marche. Au soleil. La pluie a cessé. Tu as chaud, tu râles les 5 premières, le reste du temps est consacré à garder à l’esprit de marcher normalement, pas comme un cow-boy, à aussi lutter contre l’envie d’hurler, d’ôter tes chaussures pas si confortables que ça tout compte fait, si t’avais su t’aurais pas venue.

Encore cinq heures plus tard…

Tu es dans ton lit, tes pieds ont pris un bain mais se plaignent encore.


Ca sent le vécu ?


















* crédit image Pénélope Bagieu *


jeudi, 03 juillet 2008

Quand on est plus de quatre on est une bande de cons. A fortiori, moins de deux, c'est l'idéal.



Je t’avais fait un teasing sur mon boulot , alors causons de ça aujourd’hui.

Bon alors, par où commencer ? Il faut savoir que je travaille depuis début juin pour une grande maison de boisson alcoolisée fort bonne en tant que guide-interprète sur le circuit de visite de cette maison.

Tenue correcte exigée, bon là je peux te dire que c’est opé pour tout le monde rapport c’est un peu moi qui ai influencé le choix des tenues.

Sourire à temps complet, diplomatie de mise, pieds et dos à toutes épreuves (rapport tu piétines toute la journée) , gorge hydratée H24 (rapport que tu parles tout le temps).

Bref, on dirait pas comme ça mais c’est éprouvant. Ci-dessus c’était pour le côté physique.

Ensuite, y’a les touristes.

Ah ceux là, toute une histoire.
Justement tu leur en racontes une bien sympatoche, bah si quand même c’est cool de savoir que Napoléon il était trop fan de ta boisson, de savoir le pourquoi du comment que ça se fabrique et toussa.
Bref, les touristes tu en manges à toutes les sauces. A l’américaine, à l’anglaise, (mes préférées) ; à l’allemande, à la belge (à déguster absolument avec des frites, un régal), à l’hollandaise ou encore à la norvégienne ou suédoise. Et enfin les français.

Les belges et hollandais ont le don de te poser des questions à la con.

 Non je n’exagère pas, est-ce que toi tu sais combien de litres de vin et d’eau de vie il faut pour élaborer un litre d’une certaine qualité de ta boisson tout en tenant compte de l’évaporation passée lors du processus de vieillissement qui dure entre 20 et 35 ans?
Est-ce que je te demande si tes frites tu les préfères avec du ketchup ou de la mayo ? Non. Bon. Alors m’emmerde pas.
Certes je ne leur réponds point cela. Mais j’ai pas été formée à répondre aux questions à la con.
Alors je me pare de mon plus beau sourire, je m’arme de patience et de diplomatie et dit au gentil monsieur belge :
 - « Ah mais monsieur, ce ne sont pas des calculs qui font partie de mes connaissances, si vous le voulez je peux me renseigner auprès d’un de mes collègues qui pourra sûrement vous apporter une réponse adéquate à la question qui vous taraude l’esprit » (le tout en anglais of course, le belge wallon parle keuchi du français voyons)

- nan mais c’est très simple voyons mademoiselle, c’est un simple calcul… (en gros « mais t’es conne ou tu le fais exprès »)
- « Ah ah monsieur, je vous arrête de suite, les mathématiques n’ayant jamais été mon fort, je vous laisse faire le calcul, et vous fait entièrement confiance quant aux résultats que vous trouverez grâce à votre extraordinaire intelligence digne des plus grands cerveaux de ce monde » (toujours caresser le belge dans le sens de la frite).
- mais si voyons faites un effort mademoiselle, si on prend…
- si on prend rien du tout monsieur, je vous fait confiance je vous ai dit (il va me laisser finir ma présentation de gamme oui ou merde ?), oui donc ensuite vous avez la qualité supérieure…

Nan mais tu le crois pas qu’il continuait à me regarder d’un air amusé jusqu’à la fin de la visite ? Et ça c’était juste un extrait de la visite, un temps fort quoi.

Bon ça fait long là, je te raconte encore une autre anecdote et j’arrête ensuite.

Un jour, il était prévu de recevoir un peu plus d’une trentaine de personnes d’un club, handicapées moteur et pour certains un peu mental.
Attention je ne me moque pas du tout, d’ailleurs je dis « chapeau melon l’artiste » aux accompagnateurs/trices, faut vraiment avoir une vocation.

Bref, ma responsable elle dit « ouais okay pas de problème on s’en occupe », enfin le « on » c’est surtout « ouais pas de problème les guides elles vont se démerder ».

Après le cérémonial de la descente du bus, sous la pluie sinon c’est pas drôle, certains handicapés partant tous seuls d’un côté, d’autres paumés…
Les faire entrer par l’accès spécial qui passe par le musée dans lequel les visites se font. (un grand et joyeux bordel).
Il y avait une visite en cours, la mienne of course. Interruption momentanée des programmes, votre serviteuse doit aller aider les collègues en train de se battre avec un parapluie et un fauteuil roulant, allez, ciao, bonne dégustation.
Les clients expédiés, j’ai pu aider.

Enfin essayer, entre ceux qui veulent se démerder seuls mais qu’en fait c’est que de la frime ils peuvent pas, d’autres auxquels tu demandes s’ils ont besoin d’aide mais qui sont dans l’incapacité physique de te répondre… et l’accompagnatrice qui selon tes estimations peut avoir entre 15 et 35 ans qui reste pendue au téléphone sans lever le doigt pour te soulager un peu.
Je sais pas si t’as tout bien suivi mais la scène était digne qu’on y coupe le son et rajoute la musique de Benny Hill…




Découvrez Boots Randolph!




La visite se fait, les gens sont contents, arrive le moment de la dégustation, 30 fauteuils roulants et béquilles autour du bar, j’arrive encore pour aider. J’avise une dame très calme et sereine en fauteuil (attention ce détail est important pour la suite), ses yeux sont apparemment en instance de divorce, je décide finalement (par défaut) de la regarder droit dans le nez :
- Madame, avez-vous été servie ?
- Non, j’ai rien eu (ouf elle me comprend et me réponds)

- Je vais vous chercher un verre, bougez pas ! (bourde n°1 comment le pourrait-elle ?)

Je reviens, elle tend sa main, je lui dépose délicatement le verre bien rempli, et là c’est le drame. Elle se met à agiter son bras frénétiquement dans tout les sens, renversant au passage le délicieux mélange sur son superbe pull vert sapin, j’évite le déluge et lui enlève le verre des mains… Là, un de ses collègues témoin de la scène depuis le début (le bougre) me dit en se marrant :
- Ah mais elle peut pas tenir quelque chose dans ses mains Marie-Paule ! Faut demander à Ophélie son accompagnatrice !
Moi : - « ah-ah-ah » * rire jaune * (pouvait pas le dire plus tôt ?)
Là arrive Ophélie, qui arrive tout sourire « Voilàààà Marie-Paule j’ai ton verre et ta paille !! » 

La paille, j’aurai du y penser.

Damn it.













Pour des raisons de confidentialité, les noms des protagonistes de ces scènes ont été changés (surtout parce que je n’en avais pas un souvenir précis) ; la boisson célèbre j’espère que tu auras deviné grâce à des indices subtils (l’image attention c’est subtil j’ai effacé la marque, pas d’articles sponso ici, je te rappelle que toi et l’audience n’êtes pas assez nombreux) laquelle est-elle…
 Prochaines anecdotes de boulot alocoolisé(es) en août.